Reprendre le pouvoir sur notre santé

Les Écologistes a lancé cette pétition le 05/02/2026

Écologie

Soigner coûte cher.
Réparer les dégâts environnementaux coûte encore plus cher.
Mais ce qui coûte le plus, ce sont les enfants malades, les vies abîmées, les maladies chroniques évitables, les morts.

Chaque année, des milliards d’euros sont engloutis pour traiter des pathologies que nous savons prévenir : cancers, troubles hormonaux, maladies rénales, obésité infantile.
Ces maladies ne tombent pas du ciel. Elles sont le résultat de choix politiques, faits par lâcheté, par courte vue ou par complaisance avec les lobbies.

Ne pas agir aujourd’hui, ce n’est pas faire des économies.
C’est dépenser plus demain, accepter des milliers de morts évitables et faire payer l’addition à nos enfants.

La santé se protège avant l’hôpital, dans ce que nous buvons, mangeons et respirons. Le 12 février, le groupe Écologiste et Social défend trois propositions de loi pour la protéger : 

Interdire les pesticides de synthèse et les engrais azotés autour des captages d’eau potable sensibles, d’ici 2030
Pourquoi ?
En 2024, 19,20 millions de Français·es ont été alimenté·es par une eau non conforme aux normes en matière de pesticides.

Interdire les engrais phosphatés contenant du cadmium.
Pourquoi ?
Selon l’ANSES, jusqu’à 36 % des enfants de moins de 3 ans dépassent la dose journalière tolérable en cadmium.

Protéger les enfants de l’alimentation ultra-transformée.
Pourquoi ?
En France, 17 % des enfants sont en surpoids et près de 6 % souffrent d’obésité, selon l’OMS. Des chiffres qui progressent plus vite dans les milieux populaires.

Après une première victoire avec l’interdiction des PFAS, le temps n’est plus à l’attente.
La santé n’est pas négociable. Nous ne transigerons plus. Signez.

Pour en savoir plus

Les chiffres clés

Sur l’eau

  • 14 300 captages fermés entre 1980 et 2024, dont 41 % en raison de teneurs excessives en nitrates ou pesticides. Cela représente 30% de l’ensemble des captages en France. Chaque année, une centaine de captages supplémentaires disparaissent faute de pouvoir traiter l’eau.

  • En 2024, 19,20 millions de Français·es (soit près de 30% de la population française) ont été alimenté·es au moins une fois par une eau non-conforme aux limites de qualité pour les pesticides (chiffres de la Direction Générale de la Santé).

  • 92 % des prélèvements d’eau contaminés au TFA (acide trifluoroacétique), « polluant éternel » détecté par l’ANSES en 2024-2025, engendré notamment par l’emploi de pesticides dans les cultures de céréales.

  • Entre 522 et 847 milliards d’euros : coût du traitement des pollutions aux pesticides et nitrates. Sans action préventive, ce coût pourrait atteindre 2,5 milliards d’euros annuels. 

  • +19 % d’augmentation du prix de l’eau entre octobre 2021 et octobre 2025, inflation directement liée aux coûts croissants de dépollution supportés par les consommateurs. La facture payée par les usagers pourrait être multipliée par deux d’ici 2030 et par quatre dans les petites collectivités.


Sur le Cadmium

  • 79 % des aliments analysés représentant près de 90 % du régime alimentaire contiennent du cadmium.

  • 47 % des Français·es dépassent le seuil d’alerte sanitaire fixé par l’ANSES (0,5 µg/g de créatinine urinaire).

  • 36 % des enfants de moins de 3 ans dépassent la dose journalière tolérable.

  • L’imprégnation moyenne au cadmium a presque doublé en 10 ans en France.

  • Le cancer du pancréas, fortement suspecté d’être lié au cadmium, a vu ses cas multipliés par 4 en 30 ans et est mortel dans 90 % des cas.

  • L’imprégnation moyenne des Français·es au cadmium a pratiquement doublé en dix ans entre les deux grandes enquêtes épidémiologiques pilotées par Santé publique France : elle est passée de 29 mg/kg sur la période 2006-2007 (Étude nationale nutrition santé, ENNS) à 57 mg/kg sur la période 2014-2016 (Étude de santé sur l’environnement, la biosurveillance, l’activité physique et la nutrition [Esteban])

  • L’ANSES recommande une dose maximale tolérable journalière de 0,35mg/kg de poids corporel/jour. Pour y parvenir l’Agence propose de réduire la teneur en cadmium des engrais phosphaté à 20mg/kg de P2O5 (engrais phosphaté)


 Sur le sucre et les aliments ultra transformés

  • 17 % des enfants en France sont en surpoids, près de 6 % souffrent d’obésité (OMS).

  • 80 % des produits alimentaires vendus en supermarché sont ultra-transformés.

  • 58 % des aliments pour bébés dès 4 mois sont ultra-transformés ; plus d’un tiers contiennent des sucres ajoutés.

  • Les aliments ultra-transformés constituent 46% de l’alimentation des enfants, 36% pour les adultes. 

  • Les enfants sont exposés à plus de 15 publicités alimentaires par jour, majoritairement pour des produits sucrés.

  • L’obésité infantile est deux fois plus fréquente dans les milieux populaires, révélant une injustice sociale majeure.

  • Près de 100 études de long terme confirment que les aliments ultra-transformés augmentent le risque de développer 12 problèmes de santé, dont l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardio-vasculaires ou encore les troubles dépressifs.

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